110 L'histoire de L'Australian Silky Terrier

 

Les origines de l'Australian Silky Terrier

La recherche des origines du Silky m'a passionné, et donc j'ai fini par avoir un dossier historique très important. 

Je me propose de vous livrer ici, le résultat de mes recherches, que j'ai essayé de résumer, tout en restant précise et claire.

Puis je vous propose une partie plus personnelle sur les élevages Français qui ont ont contribué à faire connaître la race.

 

 

Les Origines du Silky, le Silky des Origines….

Recherche des origines de l’Australian Silky Terrier

Les principales sources qui ont servies de base à mes recherches sont :

  • Australian Born, Australian Breed, The Australian Silly Terrier de Jan BOYCE (Editor Jan Boyce)
  • Silky Terrier: A comprehensive guide to owing and caring your dog de Alice J.Kane (Editor A Kennel Club Book)
  • The Complete Silky Terrier de Peggy Smith (Editor Howell Book House-New York)

Ce livre ne me quitte pas depuis 20 ans!

 

La création du Silky à longtemps été attribué à un croisement programmé entre le Terrier Australien et le Yorkshire Terrier, et si effectivement, ces mariages ont été réalisés, notamment vers la fin des années 30, le Silky est plus que probablement l’enfant de la chance et du hasard !

Il est à présent possible d’affirmer que le Silky est apparu spontanément au cours de la création du Terrier Australien.

Les 2 principales races ayant contribués à l’élaboration de celui-ci semblent être : Le Rough or Broken Coated Terrier (terrier bas sur pattes de couleur, le plus souvent, bleu et feu à poil dur – dit aussi brisé) et le Scotch Terrier (ce nom de Scotch Terrier décrit une large variété de terriers originaires d’Ecosse, incluant le Sky Terrier, le Clydesdale, l’Aberdeen, l’Otterterrier, le Highland, le Lowland… tous ces terriers avaient en faite presque toujours le nom des provinces dans lesquels ils vivaient).

Evidemment, il ne faut pas imaginer ces chiens à l’image de ceux que l’on rencontre aujourd’hui au détour d’une allée d’exposition canine !

Walter Beilby dans son énorme ouvrage sur les races de chiens, paru en 1897, présente une photo d’un Rough Coated Terrier, ce chien ressemble autant à un Terrier à poil dur qu’à un Griffon.

 

  • Tasmanie, début des années 1800 :

 

On retrouve des informations concernant un petit terrier généralement connu sous le nom de Tasmanian Rough Coated Terrier, ce chien, est plus un type de terrier qu’une véritable race à part entière. Ce terrier s’est développé en Tasmanie aux premiers jours de la colonie. Le pionnier de cette race serait un certain Mc Donald, enseigne au 99ème régiment d’infanterie de Hobart ; son père élevait des Shorts Haired Terrier  (ancêtre du Cairn et du Scottish Terrier) à Neist.  Lorsque Mc Donald partit à York avec son  régiment, il laissa sur place 4 de ses chiens ; ils sont probablement à l’origine du Tasmanian Rough Coated Terrier.

Toujours en Tasmanie, on trouve la trace de Broken Coated Terrier associé au nom de M.Scott dont la famille était installée dans le district  de Ross depuis plus de 100 ans. Ces chiens étaient bleus avec les pattes et la tête fauve, ils pesaient approximativement  7 à 10 pounds (soit 3.200 à 4.500 kg), ces chiens étaient très vifs et vigilants et prévenaient de l’approche d’intrus.

Il est fort à parier que ces petits chiens Tasmaniens font partie intégrante des ancêtres directs de l’Australian Terrier.

 

  • Retour en Angleterre, 18ème siècle :

D’après les recherches de Joan B. Gordon et Janet E. Bennet sur les origines du Yorkshire, il est question de petits terriers nommés Waterside Terriers (les serfs n’avaient pas le droit de posséder des chiens de plus de 7 inch (soit environ 18 cm), ces chiens débarrassaient les maisons des nuisibles et ne coutaient pas chers à entretenir.

Ils sont décrits comme de petits chiens à la robe longue, gris bleutée avec des aptitudes de chasseurs, très habiles et excellents avertisseurs en cas d’approche d’inconnus, ces chiens ont suivis les colons sur le continent Australien, et sont présents dans la généalogie du Rough Coated Terrier.

Dans l’histoire du Yorkshire Terrier il est souvent fait référence au Scotch Terrier, qui lui-même serait un descendant du Clydesdale (ou Paisley) Terrier ; un chien ressemblant à un Sky pouvant peser entre 10 et 14 Ibs (de 4.500 à 6.300kg) à la fourrure soyeuse et longue, de couleur bleu et feu. Cette race a depuis longtemps disparue.

 

 

  • Retour sur le continent Australien :

 

Après l’aperçu précédent - extrêmement condensé- voyons à présent comment tous ces petits terriers (souvent originaires d’Angleterre) ont fini par permettre la création des races australiennes.

Au milieu des années 30, M.Nielsen relate sa rencontre avec M.Cahill (né en 1860), lequel affirme que L’Australian Terrier aurait été créé avec du Rougnt Coated, du Sky et du Waterside Terrier (Yorkshire).

Quelques éleveurs de Rough Coated Terriers en Tasmanie dans les années 20, Mrs James Hogan, HE Barney Howel et le Dr T Butler étaient du même avis.

Il ne faut jamais perdre de vue que toutes les races nommées jusqu’ici ne ressemblent pas encore vraiment à celles d’aujourd’hui, car elles ne sont encore à l’époque que leurs ancêtres !

 

Le Rough Coated Terrier est déjà présent lors du 1er Dog Show organisé à Hobart le 12/11/1862.

Dès la fin des années 1800 jusqu’en 1917 on trouve des catalogues du Kennel Club of Tasmania dans lesquels les classes d’enregistrement proposées étaient :

  • Rough Coated Terrier – bleu et feu  ou rouge
  • Silky coated Terrier
  • Rough or Silky Coated Terrier

Et quelques années plus tard

  • Australian Terrier Bleu et feu – poil dur
  • Australian Terrier Bleu et feu  - poil soyeux

En 1904-1905, M.Sanders présente un terrier à poil soyeux : TRIXIE (origines inconnues), et en 1913 et 1917, il présente des Silky Coated Terriers : BUCKINGHAM TRIXIE et BUCKINGHAM FRISKY, ces deux chiens étaient issus d’Australian Terrier.

Quant à un certain M.Gascombe, il a présenté de 1906 à 1912, sous l’appellation de Terrier à Poil Soyeux, Bleu et Fauve : MAX (FRISK X TRILBY), TONY, MACHER et FREDY (origines inconnues), MADGE (TARA TARA X TRIXIE).

TRILBY ; TRIXIE et TARA TARA étaient enregistrés comme des Rough Coated Terrier.

Dès la fin des années 1800, des Broken Rough coated Terrier (que l’on peut assimiler – c’est mon avis personnel- au Rough Coated Terrier), noir et feu, étaient présentés dans les Nouvelles Galles du Sud et en Victoria

Si les Cairn Terriers (Short Haired Sky Terrier), les Scotch Terriers, tous deux à poils durs, semblent être les grands ancêtres du Rough or Broken Coated Terrier, dont on peut dire que l’on nomme aujourd’hui : Australian Terrier, comment expliquer la présence de chiens à pois soyeux dans leurs descendances ?

Deux pistes sont à suivre, une, évidente : Le Yorkshire Terrier (ou plutôt ses ancêtres, les Waterside et les Clydesdale Terriers) et une autre, non négligeable, car elle est récurrente dans tous les écrits sur les races australiennes : le Dandie Dinmont Terrier !

La présence de cette race dans le patrimoine du Silky Terrier expliquerait les manteaux laineux et/ou avec sous poil, et les croupes relevées (qui sont devenues un défaut grave dans le standard modifié) croupes, tant redoutées et pourtant encore si présentes dans l’élevage d’aujourd’hui.

 

Si les Waterside Terriers furent utilisés pour la création du Tasmamian Rought Coated Terrier pour l’obtention de fourrure bleue et feu et / ou pour leur petite taille, cela semble accréditer la thèse que cette race à été introduite dans la création de l’Australian Terrier et non POUR la création l’Australian Silky Terrier.

En ce qui concerne le Dandie Dinmont Terrier, je mentionnais en début d’article que des Broken Coated Terrier avaient été ramenés en Angleterre depuis la Tasmanie. Il est établit qu’une femelle Broken Coated Terrier eut plusieurs portées avec un mâle Dandie Dinmont Terrier. Quelques uns des ses chiots furent achetés par M.Macarther Little qui poursuivit, dans les années 1820, ses expériences d’accouplements avec ces terriers et produisit des chiens à poils doux (soyeux ?)

Plus tard il émigra et s’installa vers Sydney avec quelques uns de ses chiens. M. Charles Hinchcliff acquit plusieurs d’entres eux à son tour auprès de M.Little et partit s’installer dans le Victoria puis près de Ballarat. Ses terriers à poils soyeux devinrent très populaires dans cette région et la race florissante.

 

En 1889, l'Australian Rough-coated terrier Club est créé Victoria et le standard est déposé. Deux expositions sont organisées en 1890 ; par le nouveau club près de Melbourne ; le comité de cette exposition fait appel au ' Victorian Poultry and Dog Society ' pour qu'il accepte le standard et la reconnaissance du préfixe AUSTRALIAN dans l'appellation de la race. Cette demande sera refusée.

Voici ce qu'écrivit M.BEILBY dans son ouvrage, 'THE DOG IN AUSTRALASIA ' qui fut publié en 1897, à propos des chiens qu'il vit à cette première exposition : «  Après avoir attentivement observé ce petit animal, je suis en mesure de me faire ma propre opinion et c'est sans hésitation que je peux dire que ce chien n'a jamais été décrit auparavant. Dans cette optique on doit lui trouver des qualités et une utilité afin que l'on continu de reconnaître les races en fonction du travail pour lequel elles furent conçues. J'aime le mouvement de ce chien qui n'a rien à voir avec celui du Yorkshire ou du Scottish, lesquels ont pourtant été utilisés dans l'élaboration de cette race. Tous ces petits chiens étaient assez différents les uns des autres, aussi bien par la taille, la couleur, la forme du corps - long ou court - que par le poil - dur ou soyeux..Ce que je sais, c'est que le champion de cette race 'Burr Pincher ', qui a probablement servi d'exemple pour l'élaboration du standard, était en fait un Scottish-terrier ! »

Toujours dans le livre de M.Beilby, était reproduit une publicité sur ' SANDOW ' un grand champion Australian-terrier, la photo présentait le fils de celui-ci : ' IDEAL ' Ce chien était enregistré sous l’appelation : Sydney Silky Terrier !

C'est ce chien qui servit de référence pour la rédaction du premier standard. Idéal a été vainqueur du Sydney Royal Show en 1904 et 1905 dans la classe : Terrier à poil doux et soyeux. En 1907, cette classe change d'appellation pour devenir : Terrier, Sydney Silky. L'année suivante est fondé le club du Sydney Silky et Yorkshire Terrier dans l'état des Nouvelles Galles du Sud. Le premier standard a été rédigé en 1906 et fut adopté en 1909. Cependant en 1908, dans l'état du Victoria, le Victorian Silky et Yorkshire Terrier Club, avait adopté et publié un standard quelque peu différent.

               

Pendant l'élaboration des deux races : l'Australian et le Silky, les éleveurs avaient le droit d'enregistrer les chiots d'une portée, individuellement, en fonction de la ressemblance à l'une ou l'autre des deux races.

L'année 1932 sera importante dans l'histoire du Silky puisqu'il fut officiellement interdit de croiser entre eux les Yorks, les Aussies et les Silkies (Même si certains éleveurs le firent encore jusqu'à la fin des années cinquante en retrempant leurs lignées dans l'une ou l'autre race.). De plus, un pedigree avec 4 générations pures sera nécessaire pour l'inscription au livre des origines.

Il fallut encore attendre jusqu'en 1959 pour que la race soit officiellement reconnue dans le monde cynophile, par la Fédération Cynophile Internationale, l'American Kennel Club et l'Australian National Kennel Council, qui était créé justement cette année-là.

Aujourd'hui nous pouvons remercier ces pionniers, éleveurs d'Australian et de Silky d'avoir refusés de se laisser décourager par toutes les critiques et les obstacles. Ils doivent être fiers de voir les résultats de leurs efforts et de leur persévérance.

Et à partir de là, l’histoire moderne du Silky pouvait commencer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux Etats-Unis :

Avant d'arriver sur le sol français le Silky a ' débarqué ' aux States, au début des années 30.

L'histoire du Silky est indissociable de celle qu'ils ont vécu aux Etats-Unis, tant ce pays fut leur deuxième patrie.

Les 2 premiers Silky à avoir été photographiés dans le National Geographic Magazine étaient deux imports australiens : Smart Tone, poil long argenté et Dream Girl, poil court noir et feu avec juste un peu de gris. Le mâle était enregistré en Australie sous le nom de Beaconsfield Smart Tone ( issu de CH Aust. Sir Rex X Beaconsfield Jess), né en 1933. par contre les origines de la femelle sont inconnues. Ces deux chiens avaient été importés par Mme G.E.Thomas de Washington D.C.

A la fin des années quarante d'autres importations eurent lieu notamment par Martha et Geoffrey Sutcliffe de Caroline du Nord : Kelso Dinkum, Wee Waa Aussie et Glenbrae Sally, tous trois nés en 1948. Les Sutcliffe furent les premiers éleveurs américains, ils ont élevé de très nombreuses portées jusqu'en 1970.

En 1951 Merle Smith importe un chiot femelle d'Australie comme cadeau de Noël pour sa femme Peggy. C'est Brenhill Splinters ; en 1952 il lui ramène un compagnon Wexford Pogo.


 

 

 

En 1954, un photographe, Walter Chandoha tombe en admiration lors d'une exposition, devant Wexford Pogo et son fils Redway Blue Boy. Peu après la photo de Reddy fait la couverture de 'This week Magazine' et la légende de la photo indique que c'est un Sydney Silky Terrier, race très rare aux Etats-Unis, puisqu'il n'y a qu'une trentaine de ces chiens dans tout le pays.


Cette couverture fit sensation et les éleveurs australiens furent rapidement submergés de demandes de chiots, quant à Mme Smith, elle reçut plus de 300 lettres dans le mois qui suivit.
 

                          


Il y eut plus de 100 importations l'année suivante.

Depuis l'intérêt des américains pour cette race ne s'est jamais démentit.

L'engouement pour le Silky donna rapidement naissance à un club : The Silky Club of America et en 1959, à sa reconnaissance par L'American Kennel Club. Durant la période 1954/1959 on estime à plus de 500 le nombre d'importations et à seulement 4 le nombre de chiens qui influencèrent vraiment l'implantation de la race en Amérique.

Deux d'entre elles appartiennent à M.Cooley - l'un des pionniers - et éleveur des premiers Silkies qui foulèrent le sol français. Les chiens en question étaient : CH Aust. Bowenvale Sir Murray et CH Aust. Kelso Lady Susan dont l'influence se traduisit à travers leur fils Am.CH Coolaroo Sir Winston et de son petit-fils Am.CH Silkallure Casanova.


 

 

Quant aux deux autres ils appartenaient bien sûr à M.et Mme Smith, que j' ai cité plus haut. L'année de la reconnaissance du Silky aux Etats-Unis 8 chiens devinrent champions, 4 appartenaient à Mme Vanderbilt Earl, affixe Iradell, 3 étaient des imports australiens, le quatrième était né chez elle. Quant aux 4 suivants un était un import australien, 2 provenaient de l'élevage de M.Cooley et un de celui de Mme Smith.

Mme Vanderbilt Earl inaugura le 1er challenge annuel pour les Silkies : L'Iradell Trophy.

Le premier à l'emporté fut Coolaroo Sir Winston élevé par M.Cooley, appartenant à Mme Stren. Ce trophée fut offert par Mme Earl jusqu'en 1971 et depuis cette date c'est le club qui l'offre au chien qui a gagné le plus de meilleur de race (Best Of Breed) pendant 1 an.

En 1960, 16 Silkies furent champions américains (dont 9 imports) ; en 1978 le nombre annuel de champions dépassait la centaine. Les importations se firent plus rares et à présent pratiquement tous les 
champions américains sont issus de l'élevage américain ou canadien.


Am.CH. Silkallure Casanova (prod/prop M.Mme Bracco) gagna l'Iradell Trophy en 1965-1966 et 1967.

 

 

 

 

 

 

Son fils AmCH. Royaline Don Juan of Casanova (prod :M.Bracco prop : M.Mme Farron) remporta l'Iradell Trophy en 1974 et 1975. Ce chien fut également BOB à la Westminster (l'exposition la plus prestigieuse des Etats-Unis) en 1973,1974 et 1975, un record !

 

 

 

 

 

 

 

Qui fut égalé par M.Mme Monteleone avec AmCH . Fawn Hill Lucknow Sweet N'Sour (prod:V.Tucker) en 1983-1985 et 1987, cette chienne remporta également le CH.Wexford Pogo Memorial Trophy grâce à ses victoires 3 années consécutives du BOB de la Nationale d'Elevage américaine. Deux fils de cette chienne furent importés en Europe, dont Lucknow Legal Councel en France. 

 

 

 

 

Mais déjà à cette époque le silky avait fait ces premiers pas en France depuis plus de 20 vingt ans….

Et l’histoire moderne du Silky avait débutée.

En France : 

Histoire de l’élevage de l’Australian Silky Terrier en France

Les Pionniers :

Il faut attendre le début des années 60 pour que la frimousse du Silky-terrier fasse son apparition. A la base de son importation il y a une rencontre entre M.Passerieux - affixe Farmer's très connu pour ces Fox, et M.Cooley - affixe Coolaroo, éleveur américain, qui souhaitait faire connaître cette race en Europe.

 

 

M.Passerieux importa 2 mâles, Coolaroo Général Lafayette (en photo) et Coolaroo Lord Miniature, tous deux frères de portées, ainsi que 2 femelles, Coolaroo Miss Rebecca, quant à la deuxième il s'agit de Bonneen Melinda, import australienne mais appartenant à M.Cooley

 

 

 

 

La première portée française naquit le 16/12/1965 de Lafayette avec Melinda. Le même mariage fut reconduit l'année suivante, le seul chiot était Farmer's Petula Coolaroo, cette chienne est dans pratiquement tous les pedigrees des Silkies d'origine française ; elle est notamment la mère du premier champion international français : Farmer's Tango. Le père de celui-ci, Farmer's Red Label était issu de Lord Miniature par Rebecca.

A la fin des années 60 M.Passerieux réimportait 2 Silkies, un mâle qui fut beaucoup utilisé : Coolaroo Playboy Robin Hood et une femelle Coolaroo Miss Prancer.

 

 

M.Passerieux fut le seul éleveur en France jusqu'en 1974, date à laquelle son frère (affixe De L'Cense) fit 4 portées avec des chiens issus de Farmer's.

C’est avec des chiens Farmer’s également qu’une autre future grande éleveuse s’engagea dans l’aventure du Silky, en Suisse, Mme Dedie, élevage St Didier.

 

Cependant à partir de 1975 d'autres éleveurs s'engageaient dans la voie ouverte depuis déjà 10 ans par Pierre Passerieux.

 

Ainsi fin 75, Mme Schatt (affixe de la Mare de Gillot) démarrait- elle l'élevage de Silky avec une portée issue de Farmer's Tango avec Farmer's Vilca (CH CS & IB). En photo CH.Atoll bleu de la Mare de Gillot

 

Entre temps M.Passerieux importait un nouvel étalon : Bonneen Adorable Alfie,  qui devint champion CS, IB, B et Europe.

 

Vint ensuite Melle Pruvost, avec Farmer's Nella - qui fut la mère d'un très grand raceur : CH CS Roksoone (en photo), dont le père était Alfie. Roksoone fut un étalon très utilisé, notamment par la mère de Melle Pruvost (affixe De la Colline de Lorette).

 

 

Au début des années 80, un autre éleveur se lança dans l'aventure : M.Istas affixe De Satsi, il importa des Etats-Unis Casa de

Casey Le Petit Prince et quelques années plus tard Casa de Casey Petite Princesse, tous deux venant de l'élevage de Mme Bracco, il poursuivit cette politique d'importation jusqu'à la fin des années 90, l’élevage de M.Istas pris fin aux début des années 2000, non sans avoir remporter une multitude de titres de championnats, et permis à de nombreux élevages européens de diversifier leur sélection grâce aux étalons importés par François Istas, dont Multi CH Dunar’s Peter Gunn en photo en haut à gauche

                                 En photo : Ontario de Satsi à Mme Laroyenne

 

 

 

 

En même temps, une autre éleveuse décida d’élever des Silkies : Mme Blois-Duquesnoy, affixe de Malahia, mais elle fit venir 4 chiens directement d'Australie, 3 femelles : Aldernay Chantilly Lace, Maïkaie Jodie et Glen Petite Girly et un étalon qui marqua l'élevage français et belge : Glen Petite Blue Patch (en photo).

Chantal fit beaucoup pour la race, et éleva pendat quelques années des Silkies proches du standard, des chiens très joyeux et pourtant très terriers.

 

Cet élevage qui travailla un temps en étroite 

collaboration avec l’élevage de Satsi, produisit de nombreux champions et permis à d’autres d’améliorer leur programme de sélection Cet élevage cessa son activité aux débuts des années 2000.

                     En Photo : CH CS Inoubliable Adam de Malahia

 

 

En 1985, M.et Mme David, élevage des Fleurons D'Or acquéraient Mousseline Saint Didier (en photo) auprès de Mme Dedie (Suisse), cette chienne est entrée dans le 'Guinness Book ' - livre des records- en septembre 1990. A l'époque elle était détentrice de 9 titres de Championnat, et c’était un record ! CH France, Suisse, Belgique, Italie, Monaco, Luxembourg, Espagne, Portugal et International, ainsi que le titre de Vainqueur de l'Européenne (non homologué par la FCI), A partir de cette femelle et de sa descendance l’élevage a produit de très nombreux champions (pas loin d’

une trentaine). La sélection de Mme et M. David s’est essaimée en Europe. Malgré une production faible à présent cet élevage est toujours actif.

 

 



CH.CS IB ES PORT ALL LUX BEL NL GIB SUISSE Ignace des Fleurons d’Or (photo)

 

 

A peu près à la même époque M.Person, affixe Du Clos Des Gervalines commença l'élevage,  avec un grand nombre de reproducteurs achetés adultes pour la plupart, croyant fermement à l'avenir de la race, il se concentra sur une production de masse pendant 4 ans, et seuls quelques sujets de qualité firent souche dans quelques élevages.

En Photo CH CS IB Chesterfield du Clos des Gervalines à Mme Baudy-Neyret

 

 

 

 

 

 

 

A partir de 1988, Melle Mark, affixe De Majodian- épaulée de Simone sa maman, débute sa sélection avec une chienne adulte -J'tadore du Bois Des Maîtres (en photo à gauche) , acquise auprès de Mme Blois-Duquesnoy, puis aux débuts des années 90 par 2 autres chiennes dont se séparait Mme Dedie, cet élevage qui a remporté plus d'une centaine de titres de champions à travers toute l'Europe est parti s’ installer en Finlande mais à partir de 1998, Simone Mark, a poursuivi l'œuvre de sa fille sous le préfixe De Majolian, et ce jusqu’en 2009, année de l’arrêt de l’élevage des Silkies. Le travail d’amélioration de la famille Mark a permis à de nombreux

éleveurs de démarrer ou de peaufiner leur propre sélection, à travers toute l’Europe

et notamment en Scandinavie, grâce à la qualité des chiens issus de l’élevage Majodian et Majolian. 




En photo (à droite) El A. CH.CS IB FI SUISSE Meli Melo de Majodian

 

 

 

Ces éleveurs, pionniers de la race en France, ont arrété leur production, mais ont permis à d'autres de commencer ou de compléter leurs sélection, voici les élevages qui sont toujours en activité en 2018.

1988, De la Lande Barbot à Mme Lucie Pironneau a démarré avec Doriane du Clos des Gervalines (photo), qui sera la mère et l’ancêtre de nombreux champions, puis Multi CH.Isly des Fleurons d’Or quelques années plus tard viendra compléter la troupe. Les chiens de l‘élevage sont beaucoup sortis en expositions de beauté, 17 champions sont nés à l’élevage dont 6 ont aussi des titres de champions de travail en Broussaillage. Nombreux sont ceux aussi qui se sont illustrés en Agility et/ou Obérythmée. Preuve que le Silky est un chien à multiples facettes.

Cet élevage a également importé récemment quelques chiens afin d’enrichir encore sa sélection.

 

 En Photo, CH. CS IB LUX BEL ESP SUISSE Iota-Satin’s de la Lande Barbot (+ Brevet Broussaillage)

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours en 1988 l’élevage : A l'Ouest des Prés de l'Abby, démarra sa production avec des importations de

 sujets américains Casa de Casey et également des chiens de l’élevage de Satsi. En photo CH. Haustine à l’Ouest des près de l’Abby. Cet élevage professionnel produit peu de silky, mais il a 

permis à quelques éleveurs de démarrer ou compléter leur sélection



    En photo : Isis A l'Ouest des Prés de l'Abby à Mme Borderon

 

 

 

 

En 1989 l’élevage Du Domaine de Baronnière à Mme Baudy-Neyret, démarrait avec des reproducteurs venant du Clos des 

Gervalines : Dora (En photo)  et CH Chesterfield, puis importa en 1992 Miss Ophélie II Saint Didier (en photo)



 

et enfin un étalon MultiCH. Joyeux de Malahia (en photo) compléta l’équipe.

 

Ch.Orore Boréale et sa soeur Ch.Océane du Domaine de Baronnière, issues de la lignée Dora x Joyeux

La sélection se fera parallèlement sur Dora et Miss distinctement et ne sera « rassemblée » qu’avec CH CS IB MC Call Me Celtic du Domaine de Baronnière (en photo)

Après une pose de quelques années, consacrée à la gestion d’une autre race (l'Australian Shepherd) et une fin plus ou moins programmée de l’élevage, nous avons finalement importé 3 chiens pour relancer la sélection avec du sang neuf. (A suivre sur le site...)


 

 

 

 


1991, Mme Danielle Butel fait l’acquisition de MultiCH. Goriane-Gill des Fleurons D’Or, cette chienne sera à la base de l’élevage Of Jadugo. Outre ses titres de beauté, elle est la première silky brevetée de agility, breveté aussi en obéissance, et championne d’agility. Son fils MultiCH. Jason-James of Jadugo a obtenu les mêmes brevets que sa mère et lui aussi champion d’agility, ce chien est le père et ancêtre de nombreux champions, notamment à l’élevage. 

 

 

 

1992, la famille Schneider accueille celui qui changera leur vie, Multi CH. Gaston Lagaffe de Majodian, quelques années plus tard une femelle viendra lui tenir compagnie en provenance de Belgique, MultiCH.Audrey Of Silky’s Paradise, celle-ci n’est autre que sa fille. Puis enfin un mâle du même élevage belge arriva en 2005, MultiCH.Enjoy Of Silky’s Paradise, ces 2 chiens sont les parents de la seule portée actuelle de l’élevage de l’Edenland mais ces 2 chiens font une carrière d’exposition remarquable sur le sol européen. Leurs titres de vainqueurs et de championnats continuent de s’allonger avec leur début de carrière 

en vétéran.

En photo: CH CS BEL LUX ALL(VDH/KFT), IB SUI ET VETCH. CS BEL LUX Daisy Dark Angel de l’Edenland

 

 

 

En 1995, la famille Favennec , éleveurs de Braques de Weimar sous l’affixe du Parc Camilliacus, acquiert son premier Silky, Liovha (en photo) auprès de particuliers. En 1997 naissait MultiCH.Noky du Parc Camilliacus qui fut égal

ement breveté en agility mais ce fut CH.Ushuaya du Parc Camilliacus qui marqua l’élevage par sa descendance. Actuellement 3 femelles composent cet élevage CH.Dolwen et CH Elphie (filles d’Ushuaya) et la petite dernière Myxiane

                 En photo : CH.CS IB Noky du Parc Camilliacus

 

 

 

 

 

 

En 2000, Mme et M. Renoud- Borderon eurent leur première chienne, Romine (en photo) qui fut confirmée à titre initiale. Celle-ci fut une compétitrice en agility sélectionnée en 2008 et 2009 au Grand Prix de France. Elle a été vice-championne des Pays de Loire en 2009 (2ème degré) et donc sélectionnée au championnat 

de France où elle a fini 5ème. Elle sera accompagnée dès 2008 par Déneb des Fleurons d’Or, également agilitiste, et mère des premiers chiots de l’élevage. Et enfin Isis A l’Ouest des Près de l’Abby. Plusieurs chiens de l’élevage sont champions de beauté et compétiteurs sportifs.

En photo : CH. EST FIN BLR Loona des des P’tits Loups de Grand Lieu (exportée en Finlande par Mme Timonen)

 

 

En 2001, l’élevage du Domaine des Mandets démarra sa production avec une femelle acquise auprès de M. Masson, Nipone du Crot-Galop (en photo), puis ils reprirent plusieurs chiens de Pascale Soulas (de l’Aucélian). En tant qu’éleveurs professionnels il y a régulièrement des Silkies qui naissent à l’élevage et contribuent ainsi à faire découvrir la race. 

                                  

 

En 2011, M. Mathieu Barbera, éleveur de Basenjis sous le préfixe Satin’s, fit l’acquisition de MultiCH. Eleha de la Lande Barbot (en photo), cette chienne devint rapidement championne et donna envie à son propriétaire d’avoir sa descendance, ce qu’il fit avec la collaboration de l’éleveuse de la chienne en question, pour sa première portée. A la suite de quoi il importa un mâle en provenance d’un élevage finlandais, Pet Pursuit Deep Impact. Cet élevage produit très peu pour le moment.

En photo : Satin’s Lady for Baronnière à Mme Baudy-Neyret

 

 

 

 

 

Et enfin en 2010, Mme Laurence Courjault 

(sans affixe) acheta sa première Silky, Frenchi du Domaine des Mandets (en photo), l’année suivante MutiCH Gini (dite Goryane) venait la rejoindre. Et enfin il y a peu un étalon Nice Dream of Silky’s Paradise vint compléter la petite troupe. La sélection de ce jeune élevage démarre tout juste mais les quelques chiens etjeunes sont prometteurs.

                                    En photo : Moonlight

 

 

 

 

 

Voilà le tour complet des élevages actuellement toujours en activité, en France, c’est peu, c’est un fait, mais ils sont les garants de la pérennité de la race dans l’hexagone.